Lettre grecque archaïque en forme de deux gammas superposés (F), prononcée W (dans certaines régions écrit ; en pamphylien, grec archaïque d’Asie mineure, le digamma pamphylien Ͷ). Deux autres anciennes lettres grecques disparues sont le koppa (ϙ), sorte de K devant O, et le sampi (ϡ ou T) prononcé SS ou PS. Le digamma correspond au waw phénicien, et a disparu avant Homère au VIIIème siècle av. J.-C., sauf dans le dialecte éolien. Son abandon par les Grecs a permis aux Étrusques de récupérer la forme F, devenue disponible, pour leur son V qui n’existait pas en grec, puis aux Romains pour leur son F. Le grec avait emprunté son alphabet aux Phéniciens, mais avec des variantes locales. La rune fehu (ᚠ) vient du digamma. Le fragment de poterie ci-contre comporte un digamma et une variante de I en forme de sigma (Σ). Il se prononce iwanakti (au roi). Voir Basilique. Vu la disparition du digamma, le grec woinos est devenu oinos (vin, cfr œnologie), Witalia est devenu Italia, newos (nouveau) est devenu neos et wergon (IE werg) est devenu ergon (cfr ergonomie et werk en néerlandais)
