T

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La lettre T se prononce parfois S (sanction, élocution, potion), par assibilation (voir ce mot), ce qui vient du latin populaire où le T devant I se prononçait TS (gratsia pour gratia, et de même devotsio, licentsia, etc.) suite à une influence gauloise. On trouve cette même évolution aux Pays-Bas où politie se prononce poliTSie et en toscan (falTSo pour falso). En néerlandais eten et water avec T correspondent à essen et Wasser en allemand, avec S. En ionien ancien, thalassa, mot non-IE, est devenu en attique thalatta. En 1660, les grammairiens de Port-Royal ont proposé en vain la création d’un  Ṭ à point souscrit, notamment dans les substantif adopṭions, déserṭions et porṭions pour les distinguer de l’imparfait des verbes adopter, déserter et porter, qui s’écrit de la même façon mais se prononce T. En 1663, dans Rome la ridicule, caprice de Saint Amant, un imprimeur plaça une cédille sous le T dans invanţion. Un siècle plus tard (1766), l’abbé de Petity, prédicateur de la reine, proposa de généraliser cette cédille quand le T se prononce S, par analogie avec le Ç, mais en vain. Ce Ţ existe cependant en roumain(prononcé TS). L’ancienne lettre anglaise Þ a été remplacée par TH à la Renaissance  Exemple, Þeater (théâtre) en vieil anglo-saxon. Elle correspond au thèta grec (θ ou ϑ) dont le nom vient du sémitique têt.

T euphonique. (a-t-il vu ?), à ne pas confondre avec le pronom te élidé (va-t’en).

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