Cinq. De l’IE penkwe apparenté à peuk (poing, cinq doigts[1]), via le latin quinque et le bas latin cinque après chute en français de la dernière syllabe non accentuée et non prononcée. En chiffre romain V (main ouverte) Dérivés: quint(e), esquinter (couper en cinq), quin(quennal/zaine/ze/tuple),... Voir quinconce. KW est devenu P ou C/Q en latin et dans les langues latines (cinco en portugais et espagnol, cinci en roumain et cinc en occitan), en dalmate (cenc) et en irlandais (cúig) mais resté P dans d’autres langues italiques comme l’ombrien (pempe) et l’osque (pomte/pumpe), et en gaulois (penpe), breton (pemp), sanskrit (páñca), népalais (pamsa prononcé pam), bengali (pamca), hindi (paanch), avestique (panca), pendjabi (paja), cinghalais (paha), letton (pieci), lituanien (penki), gallois (pump), tokharien-A(päñ), grec (pente), albanais (pesë), ukrainien et russe (piat), croate, tchèque et bulgare (pet ou pět), kurde (pênc), pachto (pindza), persan (pandj), etc. P est devenu F en proto-germanique (finfe), danois et suédois (fem), allemand (fünf), ancien frison (fif), frison occidental actuel (fiif), luxembourgeois (fënnef), anglais (five) et V en néerlandais (vijf). En vieux germanique, cinq est apparenté au mot doigt: fengra, vinger en néerlandais. En arménien, P devient H et cinq s’écrit Հինգ (hing). Du grec dérivent pentagone, pentateuque, pentathlon,… L’expression cinquième colonne vient de la Guerre civile espagnole (1936), où le général franquiste Emilio Mola a qualifié de cinquième colonne les nationalistes cachés à Madrid, face aux quatre colonnes militaires avançant sur la ville.
[1] En anglais, five et finger auraient la même origine.
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