,Gaule. Rien à voir avec le latin gallus (coq), mais dérivé de l’IE gal (avoir du pouvoir, être fort, capable, prince) via le gallo-roman galia (force). En vieil irlandais gal (bravoure, furieux). Même étymologie et mêmes consonnes que Gaillard et ses dérivés (voir ce mot), Celte, Galate, Galice, Galicie, Pays de Galles, la nymphe Galatée et peut-être Goliath vaincu par le berger David (1er livre de Samuel, 17,7), géant philistin (peuple IE fixé à Gaza). L’historicité de Goliath est douteuse, et ce récit est d’ailleurs contredit par le 2ème livre de Samuel (21, 19). La langue gauloise a laissé peu d’écrits, essentiellement sur des pierres, des céramiques et des métaux (bijoux). Il existe une inscription bilingue latin-gaulois, la pierre de Vercelli (Piémont), et il y eut certainement des inscriptions sur des supports périssables (tablettes de bois recouvertes de cire). On a des inscriptions jusque vers 320 après J.-C., surtout dans les régions moins gagnées par le latin, comme des cités secondaires du centre-est de la France. La langue a été reconstituée en s’aidant d’autres langues celtiques, mais plus tardives et insulaires. Le terme Celte (grec keltoï) est utilisé jusqu’à la fin du VIème siècle av. J.-C. pour désigner un peuple de la colonie grecque de Massalia (Marseille). Keltoï et le latin Galli sont des termes équivalents. Certains font un lien avec l’IE wal qui renvoie à l’idée de force, qui donné vaillant et valeur (voir ce mot). («Un jour,… je perdis mon manteau de pluie de grosse laine gauloise», M. Yourcenar, Mémoires d’Adrien).
