, xylographie. Du grec xulon (bois travaillé, l’arbre étant dendron), dont aucun dictionnaire ne donne une origine IE. En la cherchant, j’ai trouvé d’abord une piste balto-slave en S avec le lituanien šulas (bâton), le croate sulica (javelot, lance) et le russe choulo (poteau), puis le gaulois sulara (inscription sur la tablette de Bath, dont le sens n’a pas été trouvé), mais aussi le grec hulè (bois de construction, le S devenant H en grec), et avec X xulizomai (ramasser du bois), xuston (lance), xuein (racler le bois) et xuèlè (rabot). On est tenté d’y ajouter le latin silua scandé par Horace etprononcé en trois syllabes (forêt), parfois écrit sylva à la grecque, et Silvanus, dieu romain des forêts. On peut donc supposer une origine commune en IE: ker (couper), kser (sec), voire ksewl, mais il reste une dernière hypothèse, défendue par Robert Beekes, spécialiste du grec ancien, selon qui toutes ces langues auraient pu reprendre le substrat d’un peuple antérieur aux IE. La question reste ouverte. En grec moderne xulinos (en bois).
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