, port. De l’IE pr-tu (passage), dérivé de per/por (traverser, mener à l’autre côté), via le latin porta (porte d’une maison)[1] et portus (port). En roumain poartă (porte). Le sens de passage subsiste en catalan et en français des Pyrénées où «port» signifie col (port d’Envalira). L’iranien peretus (passage, gué) a donné hu-perethua (bon gué), d’où Euphrate en grec avec eu (bon). En germanique, le P devient souvent F, d’où furdu (gué) en vieux germanique, ford en anglais (gué), fjord en norvégien, fahren en allemand (aller avec un véhicule), ferry en anglais et varen (naviguer) en néerlandais. En gaulois ritu (gué). En grec peirein (percer, passer à travers). En avestique (vieil iranien), peretuch (passage). Dérivés: opportun (voir ce mot), importun (non praticable), important, reportage, passeport, (aéro/ap/ex/héli/rap/re/sup/trans)port(er), port(ail/efeuille/eur/ier/ière/ique), insupportable, porche, (col/com/dé/em)porter,,… Citation de Pierre Dac:«Si un homme ouvre la portière de sa voiture à une femme, c’est que l’une des deux est neuve».
[1] Le latin avait trois autres mots pour désigner la porte: fores (porte du dehors à deux battants, apparenté à foris dehors), ostium et ianua.
« Retour à l'index