Aléatoire

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Du latin alea jeu de dé, puis sort, chance, hasard, sans étymologie connue. En -49, en franchissant avec ses troupes en armes le Rubicon, rivière-frontière entre l’Italie proprement dite et la Gaule cisalpine, province confiée à un proconsul (Jules César à l’époque), César aurait dit Alea jacta est: le dé (le sort) en est jeté (Suétone, Caesar, 32, 2)[1]. Une loi interdisait aux généraux d’entrer en Italie avec leurs soldats. Le Sénat avait refusé le consulat à César qui n’attendait qu’un prétexte pour renverser Pompée. Il décida de marcher sur Rome, mais aurait hésité devant le Rubicon. Une stèle commémorative située à Rimini marque l’endroit où César aurait prononcé cette phrase. Le jeu de dés était très répandu dans l’Antiquité. En arabe, il s’appelait az zahr qui a donné hasard. Tacite explique que les Germains avaient une grande addiction au jeu de dé, jusqu’à mettre leur liberté en gage (La Germanie, 24, 3). En latin du Vatican au XXIème siècle, aleatorium (casino)


[1] Selon Plutarque, César aurait en réalité prononcé ces mots en grec, reprenant un proverbe connu, ἀνερρίφθω κύϐος (kubos, cube, dé), qui se trouve dans un vers de Ménandre, auteur grec apprécié de César. Selon lui, Suétone aurait mal traduit l’expression grecque qui ne signifie pas «le dé est jeté» mais «le dé soit jeté».

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