Ce mot illustre bien la façon dont les mots voyagent et se transmettent. Ce fruit est originaire d’Arménie et se nommait en latin armeniacum (pomum), et en grec armeniakon mèlon (fruit d’Arménie), mais ce nom a été délaissé au profit d’un autre, le proto-italique praecocia via le bas latin praecoquium/praecox (précoce) composé de prae– (avant) et coquere (mûrir, cuire – cfr chef coq) issu de l’IE pekw (même sens). Pline l’ancien explique que c’est un arbre à floraison plus précoce que les autres arbres fruitiers. C’est devenu en grec praikokion puis en grec byzantin berikokka. En arabe al barquk, d’où l’espagnol albaricoque et leportugais albricoque. Nous l’avons transmis au néerlandais abrikoos, à l’anglais apricot, au suédois apricos, au russe abrikos etc.
