,ne point,… «Pas» fut d’abord limité à la négation des verbes de mouvement (ne pas faire un pas). D’autres expressions se rapportaient à d’autres activités: ne dire mot, ne moudre grain, ne boire goutte, ne coudre point, personne ne vient, rien ne va, ne manger mie/miette («Cette manière… ne me plait miette», G. Sand, François le champi). Mie et goutte se sont un moment généralisés («n’y voir goutte»), «Il ne quiert avoir mie desavanture, Il ne recherche pas son malheur», Chrétien de Troyes, Lancelot). Pas l’emportera au XVIIIème siècle, tandis que point, plus radical, encore préféré au XVIIème, est aujourd’hui un provincialisme. Parfois, ne suffit (Je ne saurais le croire) et parfois il manque comme chez La Fontaine dans La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf: «M’y voici donc ? Point du tout». On trouve aussi ne au sens restrictif («Il ne fait que dormir») ou dans des expressions comme «plus qu’il n’en faut». La double négation est de rigueur dans «nul ne… » .
« Retour à l'indexNe pas…
« Retour à l'index