Du grec homoiotéleutos, composé d’hómoios (semblable) et teleutè (fin). Équivalent en prose de la rime : répétition rythmique d’une ou plusieurs syllabes, comme «pipeur, buveur de pavés, ribleur s’il en était» (Rabelais, Pantagruel). Le but est le comique ou l’insistance, notamment dans les slogans publicitaires. Cicéron cite l’usage de cette tournure par les sophistes dans De l’orateur. Autre exemple: la tirade de Monsieur Purgon (Molière, Le Malade imaginaire).
| Homéotéleutes par Raymond Queneau (Exercices de style) |
| Un jour de canicule sur un véhicule où je circule, gesticule un funambule au bulbe minuscule, à la mandibule en virgule et au capitule ridicule. Un somnambule l’accule et l’annule, l’autre articule : « crapule », mais dissimule ses scrupules, recule, capitule et va poser ailleurs son cul. Une hule aprule, devant la gule Saint-Lazule je l’aperçule qui discule à propos de boutules, de boutules de pardessule. |